Titre de presse libre · Été 2026

Le Luberon, pierre après pierre, sentier après sentier.

Du plateau du Claparèdes aux ocres de Roussillon, des bories oubliées aux drailles des bergers, Jas du Luberon raconte le massif et la Provence intérieure : ses villages perchés, ses sentiers, sa table, ses hommes de garde et ses chiens de berger.

Un jas, qu'est-ce que c'est ?

Avant d'être un nom de domaine, un jas est un lieu.

En provençal, le jas est la bergerie de pierre sèche où, le soir venu, les troupeaux viennent se coucher, le mot vient du latin jacere, « être couché ». Construites sans mortier, voûte après voûte, ces cabanes à flanc de colline ont donné leur nom aux fermes, aux hameaux, aux quartiers qui les ont remplacées. Elles sont la matrice du paysage luberonnien : partout où l'œil croise une borie ou un mur de restanque, c'est l'agropastoralisme qui a dessiné la pierre.

De cette origine, nous avons retenu une ligne éditoriale : parler du Luberon comme on entretient un jas : lentement, méthodiquement, avec les matériaux du pays. Nos cinq rubriques se répondent : les villages racontent la pierre bâtie, les sentiers la pierre marchée, le patrimoine la pierre savante, la table provençale ce que la pierre rapporte, et la transhumance ceux qui, avec leurs chiens, ont fait vivre tout cela.

Notre méthode

Rien ici n'est commandité, rien n'est pressé. Chaque article s'écrit sur le terrain, aux premières heures ou à la dernière lumière, puis se vérifie : une borne, un cadran, une date de marché (tout se contrôle), parce que la Provence est déjà assez pleine de légendes pour qu'on en rajoute. Nous citons nos sources quand elles existent, nous écrivons « sans doute » quand elles manquent, et nous revenons sur nos pas quand le massif nous contredit. Le Luberon a été bâti par des gens patients ; un magazine qui prétend en parler doit l'être aussi.

Sans publicité ni annonceur, la rédaction.

Le mot « jas », notre programme

Un jas ne s'impose pas au paysage : il s'y couche. C'est l'esprit de ce magazine : ni guide publicitaire, ni vitrine d'hébergement, mais une lecture attentive d'un massif que l'abbaye de Sénanque, la traversée du Luberon et les cerisiers de Bonnieux racontent chacun à leur manière, depuis des siècles.

Au fil de l'année, la collection s'étoffe : portraits de villages et de sentiers, dossiers de patrimoine, saisons de la table et chroniques de la draille : toujours le même fil : la pierre, la plante, la bête et la main de l'homme.

Lectures d'ailleurs

Nous lisons aussi les pays des autres quand ils sont racontés avec le même soin. Trois lectures tenues loin du Luberon, dont la manière nous parle :

  • Urlaub in Polen : un magazine allemand consacré à la Pologne, tenu par une rédaction, qui traite le séjour à la Baltique comme la vie quotidienne sur place.
  • Ege kıyısı seyahat notları : des notes de voyage sur la côte égéenne, cette autre Méditerranée de pierre sèche, d'oliviers et de villages en balcon.
  • guía del norte del Perú : le nord du Pérou raconté de près, utile à qui s'intéresse aux pays de montagne où l'élevage dessine encore le paysage.

Pour commencer

Pour commencer : Jas du Luberon
Villages

Roussillon, le pays rouge

Là où le sol vaut de l'or : l'ocre, son histoire industrielle et ses falaises dentelées.

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Patrimoine

Sénanque, la lumière cistercienne

Une abbaye du XIIᵉ siècle au fond d'un vallon, entre chant grégorien et champs de lavande.

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Sentiers

Traverser le Luberon à pied

Le GR9 et le GR97, de Cavaillon aux portes de la Durance, étape par étape.

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Table

Le vin de l'AOP Luberon

Un vignoble de coteaux entre Alpilles et Ventoux : rosés d'été, roulements de syrah.

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